L'énergie

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Plus le temps passe, plus les sources d'énergie se diversifient. Aujourd'hui, nous parlons d'énergie solaire, éolienne, géothermique, hydraulique ou fossile. Nous discutons également d'énergie renouvelable, non renouvelable et d'efficacité énergétique. Ce qui est sûr, c'est que  l'énergie est toujours au centre de nos vies, mais savons-nous nous y retrouver? Voici des pistes.

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1 octobre 2015

Pleins feux sur... l'hiver et les musaraignes

Les musaraignes et toi

Musaraigne cendréeComment le plus petit mammifère du Québec se prépare-t-il à passer l’hiver? Connais-tu cet animal qui pèse à peine plus qu’une pièce de 1 cent et qui vit de 1 à 2 ans? Il s'agit d'une espèce de musaraigne!

Le mot musaraigne provient du latin mus-araneus (en français souris-araignée) en raison, semble-t-il, de la croyance répandue que moi, animal à la forme d’une souris, infligeais une morsure venimeuse comme celle de l'araignée. Sornette… ou réalité?

L’habit ne fait pas le moine!

Grande musaraigneJe suis un mammifère qui appartient à l’ordre des Soricomorphes, car j’ai la forme d’une souris. Au Québec, on trouve deux familles : les Soricidae, qui comptent huit espèces de musaraignes, et les Talpidae qui comprennent deux espèces de taupes. Il n’y a pas si longtemps, nous faisions tous partie de l’ordre des Insectivores. Que voulez-vous, la science évolue...! Quant à nous, apparues il y a plus de 100 millions d’années, les insectes constituent encore une bonne partie de notre régime alimentaire. Certaines espèces se régalent aussi d’autres invertébrés et parfois même de petits mammifères.

Arcade zygomatique absente chez les musaraignes et présente chez les taupesLes pattes des taupes et des musaraignes sont munies de cinq doigts avec des griffes. Les taupes ont des griffes robustes pour creuser; ce sont des animaux fouisseurs. Nous sommes aussi armées de griffes, mais elles sont plus petites et ne nous permettent pas toujours de creuser des tunnels comme nos cousines. C’est pourquoi plusieurs d'entre nous utilisent les tunnels creusés par d’autres espèces de musaraignes ou par les campagnols. Une autre caractéristique nous distingue des taupes : notre crâne ne possède pas d’arcade zygomatique. Les biologistes utilisent les mesures de notre crâne et de notre dentition pour nous identifier. La pointe de nos dents est colorée de brun rougeâtre.

Confrontation entre deux grandes musaraignesChez certaines d'entre nous, les sens de la vue et de l’odorat sont bien développés, tandis que chez d’autres, ce sont plutôt les sens de l’ouïe et du toucher qui sont les plus importants. Quelques-unes ont recours à l’écholocation, pour se déplacer rapidement lors de situations d’urgence. Souvent solitaires, nous adoptons des comportements agressifs envers nos congénères…

Je m’appelle cendrée, musaraigne cendrée. Je suis l’espèce de musaraigne la plus abondante au Québec. Je me régale, entre autres, des cocons de la mouche-à-scie, un insecte qui peut causer des dommages importants aux forêts et aux plantes cultivées. En hiver, je chasse dans les terriers sous la neige. Lorsqu’il est plus difficile de trouver des insectes, les graines de conifères peuvent composer la majeure partie de mon régime alimentaire. Des glandes odoriférantes sur mes flancs dégagent une odeur caractéristique, voire nauséabonde. Gare à toi si tu oses m’approcher!

Musaraigne pygméeDécouvre les autres espèces de musaraignes vivant au Québec…

Même si elle se trouve presque partout au Québec, il est rare d’apercevoir une musaraigne pygmée. Elle me ressemble beaucoup, mais sa queue est plus courte et, comme son nom l’indique, elle est petite. Malgré sa petite taille, elle est vorace. Elle mange toutes sortes d’insectes, d’autres invertébrés et d’animaux morts. En hiver, elle consomme des noix de pin gris.

Grande musaraigneLa grande musaraigne possède une salive venimeuse qui paralyse ses victimes. Le venin n’est pas dangereux pour l’homme, mais la morsure est douloureuse pendant quelques jours. La grande musaraigne peut ainsi attaquer des proies aussi grosses que de jeunes lièvres. Elle entrepose dans des tunnels ses proies qui sont paralysées pour les manger plus tard. N’étant pas mortes, ses victimes ne se décomposent pas immédiatement. La grande musaraigne est fouisseuse et construit des réseaux de galerie dans la neige et sous la couche de neige à la surface du sol. Elle aussi dégage une odeur répugnante.

Musaraigne palustreSon nom signifiant musaraigne qui vit dans les marais, la musaraigne palustre fréquente les cours d’eau. Même l’hiver, elle nage sous la glace. Brrr. Ses pattes postérieures palmées font d’elle une excellente nageuse. Sa grande queue lui assure une étonnante flottabilité. Afin d’augmenter ce phénomène, elle emprisonne des bulles d’air sous ses pattes et dans son pelage dense. À l'opposé, si elle veut plonger et rester immergée, elle doit toujours être en mouvement. Elle peut rester environ 45 secondes dans l’eau. Lorsqu’elle sort, elle mange sa proie - insectes aquatiques, escargots, limaces, petits poissons - et se fait sécher.

Musaraigne fuligineuseL'hiver, la musaraigne fuligineuse consomme des pupes et des insectes en état de dormance hivernale. Elle vit en petites colonies, c’est bien la seule qui tolère la proximité des autres! Lorsqu’elle se fait déranger, elle se jette sur le dos en battant l’air avec ses pattes et émet un cri d’alarme très aigu.

Musaraigne arctique


La musaraigne arctique, qui habite la forêt boréale, aurait pu être appelée la musaraigne tricolore, car elle est brun foncé, brun pâle et gris.

Musaraigne de Gaspé



Il y a aussi la musaraigne de Gaspé, la plus rare des musaraignes et la moins bien connue. Elle ne vit qu’au Canada, en terrains rocheux, montagneux et accidentés, dans la région de la Gaspésie, au Nouveau-Brunswick et à l’Île du Cap-Breton.

Musaraigne longicaude
La musaraigne longicaude, qui ressemble beaucoup à la musaraigne de Gaspé, habite les crevasses et les espaces entre les pierres en terrain accidenté.

Il parait que

Lorsque dérangées ou forcées de quitter le nid, les jeunes musaraignes cendrées se déplacent à la file indienne en mettant leur museau dans la fourrure de celle qui la précède. C’est le comportement de la caravane.

Comme un chien, la musaraigne pygmée dort les pattes repliées sous le corps.

Lorsque les musaraignes marchent sur la neige, elles ne laissent que de minuscules empreintes de pattes, leur queue est tenue bien droite à l’horizontale.

Empreintes dans la neige par une grande musaraigne

Malgré leur capacité à affronter l'hiver, les musaraignes sont considérées comme des animaux chioneuphores, c'est-à-dire qu'elles tolèrent les conditions hivernales, sans plus. Elles ne présentent pas d'adaptations particulières à l'hiver contrairement aux chionophiles, comme le lièvre d'Amérique, le caribou et les lagopèdes par exemple, qui possèdent des caractéristiques physiques les avantageant spécifiquement l'hiver venu : pattes facilitant les déplacements sur la neige, pelage blanc en hiver, etc. Il y a également les chionophobes qui ne tolèrent pas l'hiver; ils quittent pour l'éviter ou meurent...

Les musaraignes respirent environ 850 fois par minute!!!

Contrairement à d'autres espèces de musaraigne, la musaraigne arctique et la musaraigne palustre creusent elles-mêmes leurs tunnels.

Au Québec, la plus petite musaraigne mesure environ 8 cm, incluant la queue.

En tenant compte de la longueur du corps sans la queue, la grande musaraigne est la plus longue.

Longueurs moyennes

 

En tenant compte de la longueur totale du corps et de la queue, la musaraigne palustre est la plus longue des musaraignes.

Tous les goûts sont dans la nature

Les mammifères sont des endothermes, c’est-à-dire que leur température interne est maintenue constante par certains mécanismes, elle ne change pas selon la température extérieure comme c’est le cas pour les amphibiens. Le corps produit de la chaleur certes, mais il peut aussi en perdre. Tes glandes sudoripares évacuent la chaleur et abaissent la température de ta peau. Le chien qui halète est en plein travail de refroidissement de son organisme, car il ne possède pas de telles glandes, tout comme nous! Les poils qui couvrent la peau protègent du froid. Il s’agit donc d’un équilibre entre la production et la perte de chaleur.

Comment affronte-t-on l’hiver, mes consoeurs musaraignes et moi? Je dois utiliser différentes stratégies pour parvenir à me tenir au chaud et en vie tout l’hiver. Plusieurs facteurs sont déterminants : la quantité de neige, le froid, la radiation provenant du soleil, l’énergie (production de chaleur par le corps) et le vent.

Tunnel dans la neige par la grande musaraigneMa fourrure est plus dense et plus longue lorsque les jours froids arrivent, mais ce n’est pas suffisant. Vivre sous la neige m’assure une protection contre le froid, les écarts de température et le vent. Plus la couche de neige est importante, plus l’effet d’isolation est efficace. La fabrication d’un nid me permet de conserver ma chaleur et de réduire les pertes d’énergie. Tu n’as qu’à penser à ta « doudoune » en duvet qui te garde au chaud. Alors, les musaraignes construisent des nids « doudoune » avec divers matériaux : feuilles, poils, herbes, etc. La musaraigne fuligineuse partage son nid pour conserver la chaleur; certainement pas moi!

Je peux résister au froid ou à la chaleur, mais pas à la privation de nourriture. En effet, je dois manger toutes les 2 à 3 heures, sinon je meurs. Faire des provisions, pas pratique, cela me demanderait trop d’énergie à défendre et à entasser. Chaque jour, je mange des centaines d’insectes et d’autres invertébrés. J’opte donc pour la défense d’un territoire dans lequel se trouve de la nourriture en quantité suffisante pour assurer ma survie durant l’hiver.

Comme je dois manger sans cesse, je suis active presque toute la journée, avec de courts moments de repos.

Taux métabolique de différentes espèces

Animaux de petite taille, nous sommes reconnues pour avoir un métabolisme élevé. Le métabolisme de base est l'énergie nécessaire pour entretenir l'organisme au repos. Je possède un taux métabolique de base de trois à cinq fois supérieur à celui de la plupart des petits mammifères. Ce taux métabolique est plus élevé en automne et en hiver en réponse au stress causé par le froid. Pour comparer le métabolisme de différentes espèces, on peut utiliser la quantité d’oxygène consommée par heure selon le poids de l’animal au repos. Mais, comme je bouge tout le temps, il est difficile d'obtenir ces données. Si on construit un graphique à l’aide de ces données, on se rend compte que plus l’animal est petit, plus son métabolisme est élevé. Pour un homme de 25 ans qui pèse 70 kg et qui mesure 1,80 m, le métabolisme de base quotidien est de 2 180 kcal ou 31 kcal/kg. Connais-tu le tien?

Grande musaraigneD'une façon générale, chez les mammifères, les petites espèces au métabolisme plus élevé vivent moins longtemps que les grandes; la durée de vie d'une musaraigne n'excède pas 23 mois, tandis que celle d'un éléphant peut atteindre 60 ans.

Contrairement aux ours et aux marmottes qui accumulent des réserves de graisse, certaines espèces de musaraignes font un régime minceur. Il y a une combinaison de changements physiologiques et morphologiques qui affectent le corps, tels que la diminution de la taille du squelette, entre autres du crâne (résorption des os pariétaux et occipitaux) et de certains organes internes. Il s’ensuit une baisse de la taille et du poids de l’animal. Il s’agit de l’effet Dehnel, en l’honneur du zoologiste polonais qui a étudié ce phénomène en Europe chez Sorex araneus. Il a découvert que la taille du crâne diminuait entre octobre et janvier et augmentait à partir de juillet, pour ensuite diminuer à nouveau à la fin de la vie de la musaraigne. Ce changement est assez important pour causer une perte de poids durant l’hiver. Si on est plus petit, on peut donc moins manger. On a donc moins d’énergie à dépenser pour trouver sa nourriture. En Finlande, des chercheurs ont enregistré une baisse de poids de 35 % et une diminution de la taille de 7 % chez des musaraignes! Mais il y a tout de même une limite à rapetisser! Il faut aussi penser aux pertes de chaleur du corps. Plus on est petit, plus on perd de la chaleur. C’est une question de surface et de volume par rapport à sa taille.

Rapport surface/volumeLes animaux les plus grands ont, par unité de masse corporelle, un métabolisme plus faible que ceux de petite taille : leur surface corporelle proportionnellement moins importante (le rapport surface/volume diminuant avec la taille) se traduit par des pertes d'énergie relativement moindres.

Un éléphant d'Afrique de 4 000 kg ne dépense ainsi que 10,3 kcal/kg chaque jour, tandis qu'une musaraigne de 10 g dépense 256 kcal/kg/jour. Pour ce faire, l'éléphant d'Afrique ingère chaque jour environ 300 kg de nourriture, soit moins du dixième de sa masse corporelle, alors même qu'il s'agit d'un herbivore consommant une alimentation fibreuse peu énergétique. La musaraigne dévore quotidiennement 10 g de nourriture carnée très énergétique, soit une masse égale à son propre poids!

Les musaraignes possèdent tout de même des réserves de graisse, mais ce ne sont pas des réserves accumulées en absorbant davantage Musaraigne cendréede nourriture avant l’arrivée de la saison froide, comme le font les ours. Il s’agit plutôt de tissus adipeux bruns qui se situent près des principaux organes et qui peuvent composer jusqu’à 20 % de la masse corporelle. La fonction du tissu adipeux brun est de produire de la chaleur pour maintenir la température du corps à 37 °C. Toi aussi, tu as déjà eu du tissu adipeux brun; il s’agissait de ta graisse de bébé! Cet hiver, que feras-tu pour te protéger du froid?

Pour en savoir plus

Ministère des Forêts, de la Faune et des Parcs

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Jeux et coloriage 

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