L'énergie

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Plus le temps passe, plus les sources d'énergie se diversifient. Aujourd'hui, nous parlons d'énergie solaire, éolienne, géothermique, hydraulique ou fossile. Nous discutons également d'énergie renouvelable, non renouvelable et d'efficacité énergétique. Ce qui est sûr, c'est que  l'énergie est toujours au centre de nos vies, mais savons-nous nous y retrouver? Voici des pistes.

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1 juillet 2016

Pleins feux sur... la recherche et la martre d’Amérique

La martre, les routes et toi

Orignal qui traverse la route 175Que représentent les routes pour toi? En général, pour les humains les routes sont la facilité de déplacement. Elles nous permettent de circuler plus confortablement d’un endroit à l’autre à l’aide de nos véhicules. Si on posait la même question aux animaux sauvages, je ne crois pas que leur réponse serait semblable à la nôtre. Pour eux, nos routes sont des barrages qui peuvent être très difficiles à franchir et lorsqu’ils le font, c’est au risque de leur vie. Tes parents t’ont certainement appris plus jeune à faire bien attention avant de traverser une rue, car c’est dangereux. Les routes sont encore plus larges que les rues, et la circulation des voitures y est généralement plus rapide. Peux-tu imaginer le défi qu’elles représentent pour les animaux? 

L'habit ne fait pas le moine!

Alors que certains animaux s’aventurent sur les routes et y perdent parfois la vie, d’autres font tout pour les éviter. Les routes fragmentent les habitats qu’elles traversent. Elles séparent un territoire en deux parties. L’espace de vie des animaux peut être fortement réduit. Certains ont besoin d’avoir accès à ces deux côtés pour leur survie; avoir accès à suffisamment de nourriture et à des partenaires pour la reproduction. C’est pourquoi la route 175 qui est passée de deux à quatre voies de 2006 à 2012 fait l’objet de plusieurs études. Cette route, qui relie Québec à Saguenay, est donc devenue encore plus difficile, voire impossible à franchir sans y laisser sa peau. Auparavant, elle était déjà parmi les plus dangereuses pour les collisions avec les animaux, en particulier, les orignaux qui causent de graves préjudices aux automobilistes. Il fallait donc profiter de l’occasion des travaux pour aménager la route pour qu’elle devienne plus sécuritaire pour la faune et nous. Pour en connaître plus sur la recherche sur l’orignal et sur les collisions routières, consulte notre capsule sur ce sujet.

Passage faunique sous la route 175Pour contrer ce danger, 39 passages fauniques ont été installés le long de cette route, dont 6 pour la grande faune comme les orignaux, les cerfs de Virginie, etc. et 33 pour la moyenne et la petite faune, soit les espèces qui ont la même grosseur qu’un loup ou qui sont plus petites. Des espèces comme la martre d’Amérique, le porc-épic d’Amérique, le castor du Canada, la mouffette rayée, le lièvre d’Amérique, l’écureuil roux, le lynx du Canada, le renard roux, des souris et plusieurs autres sont attendues dans les passages pour petite et moyenne faune de la réserve faunique des Laurentides.

Qu’est-ce qu’un passage faunique? C’est un aménagement qui permet à la faune de traverser une route ou une construction humaine sans danger. Ces aménagements peuvent être des sentiers sur le bord des cours d’eau passant sous des ponts, des tuyaux de béton ou encore des tablettes en bois traversant des ponceaux. Des clôtures aux tailles adaptées à la grosseur des espèces visées sont aussi aménagées autour d’un passage pour guider les animaux vers celui-ci. Les objectifs des passages fauniques et des clôtures sont de veiller à la sécurité routière des automobilistes et à celle des animaux en faisant traverser ces derniers à des endroits plus sûrs pour tous.

Une recherche dans ce domaine, menée par Jochen Jaeger de l’Université de Concordia et subventionnée par le ministère des Transports du Québec, porte sur la petite et la moyenne faune. Les conséquences de l’élargissement de la route 175 et l’efficacité des passages fauniques y sont étudiées par toute la grande équipe de Monsieur Jaeger. Les données de la route 175 seront comparées aux données recueillies le long de la route 169. Cette route se trouve dans la même région et elle compte deux voies de large tout comme la route 175 avant son élargissement.

Une partie du projet d'étude consiste à vérifier si les impacts sur la faune sont réduits grâce aux passages fauniques et si la génétique est touchée ou non par la présence de cette route. Est-ce que la faune a accès à la nourriture dont elle a besoin? Peut-elle circuler librement et se répartir partout sur le territoire? A-t-elle accès à des partenaires de reproduction? Ce sont des exemples d’impacts qui seront étudiés. Pour sa part, la génétique étant une science plutôt complexe portant sur l’hérédité des gènes, elle peut jouer un rôle important sur la santé de petites populations isolées. Lorsque la reproduction se limite à des partenaires provenant de la même famille, la santé de l’espèce peut devenir plus fragile. Les échanges génétiques sont importants dans les populations.

Martre d’Amérique capturéeLa martre d’Amérique a été sélectionnée comme une espèce à étudier pour cette partie du projet, car sa présence n’a presque jamais été relevée dans les multiples installations lors des études antérieures. Par exemple, au cours d’une étude réalisée par une étudiante de l’Université de Sherbrooke, des systèmes de tampons-encreurs avaient été installés dans des passages fauniques. Ces installations consistaient en un tissu imbibé d’encre qui était déposé sur du contre-plaqué, lui-même inséré entre deux feuilles de papier. De cette manière, on recueillait les empreintes des animaux qui traversaient ces passages. Chacune des présences de la martre n’avait été révélée que par une seule empreinte. Cela ne validait pas si l’animal traversait réellement les passages ou s’il ne faisait qu’entrer et ressortir par le même côté. Pourtant, on sait que les martres sont présentes dans les environs puisque des trappeurs en capturent. Pour en savoir plus sur la martre d’Amérique et le piégeage, va lire notre capsule sur ces sujets!

Il parait que

D'autres passages fauniques installés au Québec permettent à la faune de traverser les routes. Pour en savoir plus, consulte Réseau nature, les passages fauniques, des détours qui en valent le détour.

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On peut trouver un guide d’identification plutôt original : Le guide de la faune écrasée par Roger M. Knutson (Flattened Fauna, Revised: A Field Guide to Common Animals of Roads, Streets, and Highways).

                    La faune écrasée

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L’Université de Californie possède un « Road Kill Ecology Center ». Les citoyens peuvent transmettre leurs observations!

On désire connaître le comportement de la martre face aux routes et savoir quelles sont les conséquences des routes sur la génétique. Est-ce qu’elle vit différemment avec ces infrastructures? A-t-elle tendance à fuir les routes et ne traverse donc que très rarement? Est-ce qu’elle utilise les passages fauniques ou les routes pour traverser? On tentera d’obtenir des réponses à toutes ces questions au cours de l’étude. De plus, on veut récupérer des données concernant l’indice de qualité de l’habitat de la martre d’Amérique. L’indice de qualité de l’habitat, c’est une valeur mathématique indiquant si le territoire est de mauvaise ou de bonne qualité, pour une espèce précise, basée sur les caractéristiques de la forêt (âge du peuplement, essences présentes, hauteur des arbres, etc.). Au moyen de cet indice de qualité, on tente de prédire les bons habitats pour l’espèce et on peut s'en servir comme outil pour prendre des décisions concernant les coupes forestières. On peut mieux protéger la marte d’Amérique une fois ces informations connues.

Tous les goûts sont dans la nature...

Étiquette rouge apposée sur une martre d’AmériqueLa première technique utilisée est la capture-marquage-recapture. Lorsque l’animal est capturé pour la première fois, il est identifié par deux étiquettes différentes : une étiquette métallique avec un numéro et une étiquette blanche ou rouge, représentant le côté de la route sur lequel il se trouve. L’étiquette métallique permet une identification de l’individu grâce au numéro et elle serait plus résistante, alors que l’étiquette de couleur est utilisée pour repérer rapidement si l’animal a changé de côté de route à l’aide du code de couleur. Si des animaux sont capturés à nouveau, l’étiquette de couleur et le numéro de l’étiquette métallique sont alors vérifiés et notés avec la position de la cage avant qu'on les relâche rapidement.

Pose d’un collier émetteur sur une martre d’AmériqueLa deuxième technique utilisée est la télémétrie. Cette technique consiste à poser un collier émetteur sur la martre. Par contre, pour assurer son bien-être, le collier ne doit pas excéder 5 % du poids de l’animal. Ainsi, quand des individus sont trop petits, on ne pose pas de collier. Une fois qu'un individu est relâché avec le collier émetteur, à l’aide du matériel nécessaire, il est possible de connaître la direction dans laquelle il se trouve et de trouver le point précis de sa position. Pour l’étude, huit colliers émetteurs seront utilisés et chacun a une durée de vie d’environ un an.

Plusieurs installations ont été nécessaires pour ce projet. Les martres d’Amérique sont attrapées vivantes à l’aide de cages bien dissimulées et de leurres. Un leurre, c’est ce qu’on utilise pour attirer les animaux. Des plumes de poules sont utilisés comme leurres visuels. Dans chaque cage, de l’huile de poisson et de la confiture de framboises sont mélangées dans un petit bol d’aluminium, et le tout est accompagné de sardines. En plus, dans les secteurs où se trouvent les cages, des leurres olfactifs à base de glandes de castors ou de glandes de mouffettes sont appliqués dans des fentes d’arbres. Leur forte odeur a pour effet d’attirer les martres dans les environs.

Montage d’une cage pour attraper une martre d’AmériqueChaque cage possède un morceau de Coroplast sur le dessus pour servir de protection contre les intempéries et aussi pour faciliter le déplacement des cages sans risque d’être mordu lorsqu’une martre se trouve à l’intérieur. Les cages sont fixées avec des broches sur des débris ligneux pour les maintenir en place. Elles doivent se trouver le moins possible au sol pour éviter des captures accidentelles d’animaux se déplaçant au sol comme la mouffette rayée, l’écureuil roux et le raton laveur. Les cages sont ensuite recouvertes de branches, principalement de branches de sapin, de mousses et de sphaignes. Elles sont regroupées en carré de 200 mètres sur 200 mètres le long de la route 175 et quelques-unes sont placées près de chemins forestiers perpendiculaires à celle-ci. Des cages sont aussi placées de manière similaire autour de la route 169.

Le relevé des cages est effectué une fois par jour durant une période d’environ 500 nuits-pièges, c’est-à-dire le nombre de cages en fonction de chacune des nuits additionnées ensemble. Lorsqu’une martre d’Amérique est attrapée pour la première fois, plusieurs manipulations suivent et elles sont supervisées par la docteure Guylaine Séguin, vétérinaire, et par Marianne Cheveau, biologiste spécialiste de l’espèce, toutes deux du ministère du Développement durable, de l’Environnement, de la Faune et des Parcs.

Transfert de la martre d’Amérique de la cage au cône de tissuD’abord, l’animal dans la cage est transféré dans un cône de tissu où le bout de son museau dépasse à l’extrémité. Il subit ensuite une anesthésie gazeuse à l’isoflurane au moyen d'un vaporisateur portable. Ce qui est ingénieux avec cette machine, c’est qu’elle est identique à celle utilisée en clinique vétérinaire, sauf qu’on en a fait une version portative. Une fois l’animal endormi, les manipulations sous anesthésie débutent et durent en moyenne 12 minutes si un collier émetteur est posé ou 8 minutes s'il n'y a pas de collier.

La martre doit avoir une température d’environ 37 à 39 °C, un rythme cardiaque autour de 200 à 230 battements par minute et une fréquence respiratoire de 15 à 50 cycles respiratoires (inspiration et expiration) par minute. Ces paramètres sont suivis à plusieurs moments différents au cours des manipulations, pour veiller à l’état de santé de l’animal. Anesthésie gazeuse à l’isoflurane de la martre d’AmériqueSi l’un des paramètres ne correspond pas à la normale, par exemple lorsque la température est un peu plus élevée que 39 °C, des actions sont rapidement posées : de l’alcool à friction est appliqué sur les coussinets de la martre, des sacs glacés sont placés autour de son corps et parfois un peu d’eau est versé sur sa fourrure. La santé de l’individu passe avant les manipulations pour la recherche. Quand l’animal est dans de bonnes conditions, on prend son poids à l’aide d’un peson (modèle spécial de balance) et d’une chaîne. Les étiquettes sont placées sur les oreilles et le collier émetteur est posé, si le poids le permet. Ensuite, des poils de la queue sont prélevés dans le but d’en faire une analyse génétique en laboratoire. Finalement, le sexe, la longueur d’une patte arrière, la longueur de la queue et la longueur totale de l’animal sont aussi notés. Ces nombreuses données serviront aux différents spécialistes désirant les étudier. Par exemple, la longueur totale du corps de la martre et son poids sont considérés et utilisés pour faire un ratio poids/longueur; il s’agit d’un indice de la condition physique de l’animal, donc une indication sur sa santé.

Martre d’Amérique avec un collier émetteur et deux étiquettes d'identificationLors de son réveil dans la cage, l’animal reçoit de l’eau à l’aide d’une seringue sans aiguille et de la confiture de framboises lui est offerte sur le bout d’un bâton de bois. Une fois rassasiée, la martre est libérée près de l’endroit où elle a été capturée. Du début de l’anesthésie jusqu’à la libération, 28 minutes en moyenne s’écoulent si un collier est posé tandis que le tout requiert 20 minutes sans la pose d'un collier.

Lors de la première séance de capture, aucune martre n’a été attrapée dans le secteur à l’étude, une portion de la route 175 située près de L’Étape. Comme des activités de piégeage se déroulent dans les environs, on suppose que la population est moins abondante. La deuxième séance de capture a lieu dans un secteur où il n’y a pas ou presque pas de piégeage. Ce secteur, situé plus au sud, est longé par la forêt Montmorency et par le parc de la Jacques-Cartier. Heureusement, ce secteur a été plus productif que le premier dans la zone de la route 175! Par contre, aucune capture de martre n’a encore eu lieu dans la zone de la route 169 qui devait servir de témoin. En raison de cette situation, la troisième séance de capture sera concentrée sur la route 175, puis les deux séances suivantes le seront sur la route 381 située dans le secteur du parc national des Grands-Jardins. Elle servira de nouveau témoin pour comparer les données de la route 175.

Pour voir en photos les différentes étapes des manipulations de la martre d’Amérique, voir le diaporama.

Pour en savoir plus

La Société Provancher d'histoire naturelle du Canada

Le naturaliste canadien - Printemps 2012 - Routes et faune terrestre : de la science aux solutions

Radio-Canada
Reportage à Découverte - Passage faunique

Wikipédia
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